Ce blog me permet de regrouper et de partager toutes mes lectures. Elle proviennent de différents sites internet, de facebook, ou de journaux, livres ...
Je cite toujours mes sources donc n'hésitez pas à aller voir la version originale !
Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles

mercredi 17 septembre 2014

Tu peux ! un livre gratuit pour enfants

Ce matin sur Facebook j'ai découvert une artiste et illustratrice qui a créé un livre super pour les enfants sur le thème des stéréotypes de genres. Vous y trouverez des filles qui pètent, des garçons sensibles, des filles drôles et des garçons qui prennent soin des plus petits...

Ce petit livre est gratuit, vous pouvez l'imprimer,  c'est par ici pour le télécharger ou le lire en ligne :  Livre "tu peux"

Et pour en savoir plus sur cette artiste, allez visiter son site : http://elisegravel.com/

vendredi 12 septembre 2014

La carte n'est pas le territoire


“la carte n’est pas le territoire” ?

Cette expression est un des présupposés de la PNL (Psycho Neuro Linguistique) et une phrase empruntée au fondateur de la « sémantique générale » Alfred Korzybski, mathématicien polonais.
Ce dernier nous apporte des éclairages profonds sur notre propre fonctionnement en tant qu'être humain et certains pièges à éviter.



Nous emmagasinons les informations de notre environnement, des événements, des gens, selon notre propre système de représentation, notre "carte du monde". Notre réalité (ce que l'on croit comme vrai, notre monde) n'est rien d'autre qu'une représentation intérieure de la réalité extérieure du monde dans lequel on vit. La représentation interne que nous avons d’un événement extérieur est donc différente de l’événement proprement dit.

La perception du monde – "le territoire" – passe par l’intermédiaire de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. On prend ces stimuli externes pour s’en faire une représentation interne dans notre cerveau, "la carte".

Nos sens nous bombardent de plus de stimuli que ce que notre conscient peut retenir. Nos filtres travaillent pour retenir ce qui est essentiel pour nous, au moment où ça se passe. Sans ce filtrage, nous serions débordés par le "trop plein" d'informations. En plus du filtre de nos 5 sens, la réalité passe également par le filtre de nos valeurs, nos croyances, nos souvenirs, notre culture, notre éducation, etc.

Notre vision du monde, notre carte, ce que nous considérons comme NOTRE réalité est donc le résultat de notre machine à filtre (les 5 sens, les valeurs, les croyances, l'éducation, la culture ...). Et nous avons tous notre propre machine !

Voici un petit schéma pour illustrer ce propos:




Pour Korsysbsky, la plupart des difficultés dans les relations humaines viennent du fait que les gens confondent la carte et le territoire. Nous avons tendance à croire que tous les gens que nous côtoyons utilisent la même machine que nous, donc comprennent la réalité de la même façon que nous.

Korsysbsky va plus loin. Selon lui, cette notion de carte différente du territoire s’applique également aux mots avec les choses qu’ils désignent.

En PNL, nous disons que chaque personne possède sa propre carte du monde et que c’est à partir de cette carte du monde qu’elle prend ses décisions, son vocabulaire et ses comportements. Tenter de comprendre la carte du monde de l’autre, en mettant la sienne de côté, est à la base d’une communication harmonieuse et sincère.

Quand on croit que l’autre personne a la même carte que nous, on s’attend à ce qu’elle comprenne exactement ce qu’on veut dire, qu’elle agisse comme on le veut, qu’elle réfléchisse comme nous. Or les cartes du monde sont différentes de la nôtre.

C’est merveilleux, non? Les situations de malentendu ou d’incompréhension sont de bonnes occasions pour se poser des questions du type :

  • Quelle est ma carte dans cette situation? 
  • Et quelle est (ou pourrait) être la carte de l’autre? 
  • Quelle est SA réalité?

Et la meilleure façon de le savoir est de poser la question directement à la personne. Avant d’interpréter potentiellement de travers ce que l’autre veut dire, mettez votre carte de côté, soyez tel une page blanche et demandez : « Qu’est-ce que tu veux dire par (…) » Soyez curieux!

Entraînez-vous à questionner la carte de l’autre, à distinguer ce qui vous appartient et ce qui appartient à l’autre.

Pour les gens en entreprise, amusez-vous avec l’exercice suivant. Demandez quelles sont les valeurs de l’entreprise et qu’est-ce qu’elles signifient pour chacun des participants. Vous pourriez être surpris des réponses!

En résumé, Vous seul créez votre propre monde (votre carte), qui vous guide au quotidien  dans vos pensées, vos émotions et vos actions et il est possible de changer votre manière de créer votre propre monde, lorsque votre stratégie actuelle est inefficace et mène à la souffrance.
En changeant votre propre réalité, vous constaterez que le monde extérieur, dans lequel vous vivez semblera changez aussi.
Soyez flexible, ouvert d'esprit et observez si vos conceptions des choses vous rendent la vie meilleure ou plus difficile. Et si vos propres perceptions ne vous aident pas, apprenez à voir les choses sous un autre angle.

La question à vous poser est : "Quelle carte du monde utilisez - vous ?" et n'est il pas le moment de faire des mises a jour ?

 Liens vers les 2 articles :

lamagieduchangement.wordpress.com

lecoachenligne.com/category/la-carte-n-est-pas-le-territoire

mardi 18 mars 2014

Le conte chaud et doux des chaudoudoux

Dans "le conte chaud et doux des chaudoudoux", l'auteur Claude Steiner valorise les échanges, les dons de chaudoudoux.



 Le conte chaud et doux des chaudoudoux 

Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux.
Ils s’appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d’amis.

Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là.
Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu’une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu’un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.


Ceux qui n’en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même en mouraient.
En ce temps-là, c’était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu’un en avait envie, il s’approchait de toi et te demandait : ” Je voudrais un chaudoudoux “. Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudoux de la taille d’une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s’épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux.
Tu le posais alors sur l’épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.

Les gens n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l’on en voulait.



Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux. Je dis « presque », car quelqu’un n’était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux.

C’était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n’achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu’il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.
 




Un beau matin, Belzépha s’approcha de Timothée et lui parla à l’oreille tandis qu’il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement.
 Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais, si elle continue comme cela, il n’en restera plus pour toi ». Timothée s’étonna : « Tu veux dire qu’il n’y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l’on en voudra un ? » « Absolument, répondit Belzépha. Quand il n’y en a plus, c’est fini ». Et elle s’envola en ricanant sur son balai.
 Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d’un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui, il avait peur qu’il ne lui en reste plus.

Et si la sorcière avait raison ?
Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l’idée qu’il pourrait en manquer l’inquiétait profondément, et le mettait même en colère.
Il se mit à la surveiller pour ne pas qu’elle gaspille les chaudoudoux et en distribue trop aux enfants ou à n’importe qui.

Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui.
Comme Marguerite l’aimait beaucoup, elle cessa d’offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul.
Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n’était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu’ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s’en plaignaient. Ils étaient inquiets à l’idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.

 
La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait !
Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu’ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares.
Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.

Les gens s’arrêtèrent de sourire, d’être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n’avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.

Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac des chaudoudoux, sauf qu’il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c’était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu’un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d’épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».

 
Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu’elles allaient s’offrir des chaudoudoux, mais l’une changeait soudain d’avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l’air que l’on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n’importe quoi pour en obtenir.

Avant l’arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l’un pour l’autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupable, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.

Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.

Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s’attendaient à ressentir une douce chaleur et s’en réjouissaient à l’avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s’être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n’y comprenait rien !

Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste ! Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzépha leur avait fait croire qu’un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.

Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d’en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu’on lui en demande. Les gens l’appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu’elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d’en manquer.


 Les enfants l’aimaient beaucoup parce qu’ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux.

Malgré cette loi, beaucoup d’enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu’ils en avaient envie et qu’on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup d’enfants, beaucoup d’enfants, presque autant que les grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir.


Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l’insouciance des enfants ?

Vont-elles se décider à suivre l’exemple de la jeune femme et les enfants et prendre le risque en supposant qu’il y aura toujours autant de chaudoudoux que l’on voudra ?

Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu’on les donnait sans compter ?

Claude Steiner


Lien vers l'article :  http://www.kinesiologie-marseille.com/le-conte-chaud-et-doux-des-chaudoudous


Pour en savoir plus … 

Claude Steiner citait ce conte dans le cadre de ses activités de consultant en entreprise, afin d’éveiller à l’aide d’une métaphore toute l’importance du concept d’Eric Berne sur les strokes.

Un "stroke" est signe de reconnaissance. Eric Berne le définit comme « tout acte impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui ».

Le signe de reconnaissance est un message que j’envoie à l’autre qui lui signifie que pour moi il existe, que je sais qu’il est présent. Il peut être verbal ou non verbal, positif ou négatif, conditionnel ou inconditionnel …

Par exemple : Les compliments descriptifs, rentrent dans la catégorie des strokes positifs. 
C’est un compliment qui parle de ce que la personne a fait, des comportements que vous avez observés, un compliment qui parle aussi de l’effet produit par ces comportements sur vous. 

Pour ceux qui connaissent la communication non violente, Thomas Gordon parle de message-je d’appréciation.
Sentez-vous la différence entre : « Tu as bien travaillé sur ce rapport » et « le rapport que tu m’as préparé m’a vraiment aidé à présenter le dossier au comité de pilotage : j’y ai retrouvé très facilement les projections annuelles, les chiffres présentés sous forme de graphiques très clairs pour moi. Merci beaucoup. »

Pour celui qui complimente, le compliment descriptif est un peu moins facile car il demande plus d’attention à ce qui est vraiment important pour nous, à ce qui nous semble être la compétence à valoriser. Mais les quelques secondes prises pour être attentif et bien reconnaitre ce qui nous touche sont à mon avis inestimables en termes de qualité de la relation qu’elles créent.

La personne complimentée sent en effet que vous avez été VRAIMENT attentif et que vous n’avez pas complimenté comme « vite fait sur le gaz », juste parce qu’il le fallait bien.

Également écouter, fixer son attention sur ce que dit l’autre, reformuler, clarifier, essayer de comprendre son point de vue et ses sentiments sans porter de jugements (l'écoute active) constitue une des plus importantes occasions de donner ou recevoir des strokes positifs.

Puisque le besoin de recevoir des strokes est si fondamental chez l’humain, nous sommes prêts, très souvent à travailler dur pour nous en procurer.

A défaut de strokes positifs, (ceux qui réconfortent celui qui les reçoit), les gens chercheront à s’en procurer des négatifs (ceux qui blessent celui qui les reçoit) plutôt que de subir l’indifférence.

Recevoir des strokes c’est :
  • Avoir la sensation de vivre, d’exister, d’être reconnu. 
  • Sentir que je suis aimé ou non, que je suis OK ou non. 
  • Acquérir ou non de l’estime pour moi-même.
  • Prendre conscience de ma valeur personnelle, de mes capacités, de mes forces. 
Claude Steiner (qui a beaucoup étudié et expérimenté les strokes ou signes de reconnaissance) écrit dans son livre « l’A.B.C. des émotions » :

" Les signes de reconnaissance physiques correspondent à n’importe quelle forme de toucher : les câlins, les baisers, les caresses, les massages, se tenir par la main ou serrer dans ses bras. 
Les signes de reconnaissance verbaux sont des déclarations portant sur un trait d’une personne. Ce peut être son apparence, ses vêtements, son intelligence, sa générosité, sa créativité, l’expression de ses sentiments ou émotions, sa bonté, son intégrité, sa dignité, son honnêteté, son esprit joueur, sa sagesse, son élégance, son tact, ou tout autre attribut pas nécessairement évident ni prévisible."

vendredi 21 février 2014

100 activités apaisantes pour les enfants de 3 à 10 ans

Une petite boite pleine d'idée d'activités apaisantes à emporter partout ! présenter par le blog "Zen et Organisée".

Organisé en 4 thématiques :
  • Détente
  • Concentration
  • Emotions
  • Créativité
Pour les enfants de 3 à 10 ans, cet éventail de 100 fiches d’activités ludiques leur apprendra à se détendre, se concentrer, gérer leurs émotions et développer leur créativité.

Chaque fiche est ingénieusement conçue en deux parties :
  • côté face pour les parents (description et bienfaits de l’activité…) ; 
  • côté pile pour l’enfant (étapes de l’activité dans un langage simple, avec matériel, astuces et variantes). 
 L'auteur, Gilles Diederichs, est musicothérapeuthe et sophro-relaxologue. Depuis plus de vingt ans, il forme les professionnels de l'enfance aux techniques de relaxation, de méditation et de concentration destinées aux enfants.

Je suis pressée de le recevoir pour vous en dire plus !!! (environ 12,50€)







lundi 25 novembre 2013

Quand de simples croyances populaires deviennent les clés de l’Education

Lien vers l'article


Quand de simples croyances populaires deviennent les clés de l’Education. Il y a des phrases récurrentes. Répétées inlassablement, à chacun de nos gestes, à chacune de nos intuitions. Des avertissements, des recommandations, des conseils. Toujours accompagnés d'un regard réprobateur et d'un sourire qui condamne.

Elles sont nées d'une société dirigée par la consommation de masse, de doctrines anciennes et non vérifiées, de certains personnels de santé mal formés et peu informés, d'enquêtes très sérieuses sponsorisées par des marques de couches ou de lait en poudre. Elles survivent grâce à la croyance populaire. Elles sont devenues les diktats d'une éducation où l'instinct maternel, la nature de l'enfant et ses besoins fondamentaux sont laissés pour compte et annihiler. Décryptage détaillé, en deux partie, de ces conseils hasardeux et injustifiés, entre opinion personnelle, expérience et véritables recherches.

PARTIE 1 : - « Laisse pleurer bébé » Et ses variantes : « Il a besoin de pleurer », « Tu ne peux pas accourir dès qu’il pleure, faut qu’il apprenne la vie » « Faut le laisser pleurer, tu n’es pas son esclave » « Si tu viens à chaque fois qu’il pleure, tu es foutu, il aura gagné »

C’est la première phrase que tu entends à la naissance de bébé, juste après les félicitations d’usage. Le 1er bon conseil qu’encore trop de gens appliquent. Entendu à la télé, lu dans des magazines, préconisé par des amis. Dit et répété par presque toutes les personnes de ton entourage, déjà parents ou pas. Répété encore et encore, sans en saisir réellement le sens, sans même se demander l’impact scientifique et émotionnel que cela provoque. Car oui, c’est loin d’être sans risque, à court comme à long terme.

Quand Lou-les-grosses-joues est née, j’ai aussi reçu cette recommandation. Je n’ai jamais eu de réponse fondée quand je demandais « Mais pourquoi faut-il que je la laisse pleurer? Je suis sa mère, ne devrais-je pas répondre à ces besoins, qu’ils soient vitaux ou affectif ? ». On m’encourageait à ne pas me laisser faire ( ?), on m’assurait, par expérience, par on-dit, que c’était la seule façon de la rendre autonome, que je ne lui rendais pas service à la prenant dans mes bras chaque fois qu’elle pleurait.

Ce mythe est si encré dans nos croyances populaires qu’il est quasi impossible de s’en défaire et de convaincre que non, laisser pleurer un bébé n’a jamais été bénéfique pour lui et ne lui a jamais fait du bien. Jamais. Ce n’est pas un moyen de l’autonomiser ou de l’aider à le rendre plus dépendant ! Tout le contraire.

 John Bowlby, psychiatre et psychanalyste anglais est célèbre pour ses travaux sur l'Attachement dans la relation mère-enfant. Il explique dans le volume 1 de son livre « Attachement et perte » que plus l’enfant se sent rassuré, consolé, cajolé et aimé, plus il a confiance en lui, plus il s’ouvre au monde et acquiert en autonomie rapidement.

« Dans nos sociétés actuelles, on cherche à séparer le plus vite possible le corps du bébé de celui de sa mère, sous prétexte de favoriser son autonomie. Dans la plupart des cultures traditionnelles, il est rare d’entendre les bébés pleurer : on répond systématiquement aux pleurs. Laisser pleurer un bébé est considéré comme cruel. » (Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Ne pleure plus, bébé).

Nous sommes les victimes d’une prétentieuse supériorité, qui nous vantons de vivre dans un pays sur développé, tout en continuant d’utiliser des méthodes barbares et dépassées. Tenter de dresser un petit être sans essayer de le comprendre en refoulant notre propre instinct n’aident pas à mieux vivre notre parentalité. Car l’Instinct (Ensemble des comportements animaux ou humains, caractéristiques d'une espèce, transmis par voie génétique et qui s'exprime en l'absence d'apprentissage.) ne nous dicte EN AUCUN CAS de laisser pleurer notre bébé. Notre Instinct sait qu’il n’y a rien de naturel dans ce comportement.

Notre espèce ne s’est séparée du bébé que parce que, tout d’un coup, au XIXème siècle, la société de consommation a décidé qu’il fallait laisser notre enfant allongé à plat, loin de notre corps, de notre chaleur, de notre odeur, une grande partie de la journée et toute la nuit, pour mieux nous vendre poussette, transat, parc, tapis d’éveil, berceau. Et bien sûr, comme ça ne convient pas à l’enfant ni physiologiquement, ni émotionnellement, il pleure.

On nous a donc persuadé qu’il fallait laisser le pleurer, pour l’éduquer, le contrôler, lui apprendre. « Il est bien préférable de le laisser couché et, sans pitié pour ses cris, de ne pas lui donner la déplorable habitude de l’avoir tout le temps sur les bras » (Dr Rehm, Nouvelle encyclopédie pratique de médecine et d’hygiène, 1922)

Depuis, malheureusement, ces diktats arriérés sont encore dans la tête de beaucoup trop de parents. « Laisse-le pleurer » c’est aussi et surtout LA phrase préférée des gens qui tente de se déculpabiliser pour continuer à vivre leur vie d’avant. Car il ne faut pas, n’est-ce pas, devenir « l’esclave » de notre enfant. Il ne faut pas se laisser faire. Il ne faut pas se faire manipuler, par ce petit être vil et pervers qu’est notre enfant.

Mais finalement, pourquoi faire un enfant, s’il est inconcevable pour nous de bouleverser son quotidien, d’accepter de changer ses priorités, de se rendre compte que nous parlons simplement d’une vie humaine ? Une vie humaine qui débarque sur cette Terre qu’il ne connait pas. Une vie humaine qui passe de l’obscurité à la lumière, d’un contour a du vide, de la chaleur constante aux changements de température, de l’eau à l’air. Qui découvre la faim, la douleur, le bruit, la peur et tout ça en même temps. Qui est dépendant, totalement et absolument de sa mère et de son père.

« Il y a une période, s’étalant sur près d’un an, qu’on peut qualifier de grossesse hors utérus (fœtus ex utero), où le développement des systèmes nerveux, digestif, immunitaire, etc., se poursuit et où le bébé est complètement dépendant de l’adulte pour sa survie et son bien-être. »

Le bébé à un seuil de tolérance au stress presque nul. Un rien l’angoisse. Eduard Punset, le confirme dans son livre « El viaje a la felicidad : las nuevas claves cientificas » (Le voyage du bonheur : les nouvelles clés scientifiques): Ce qui est sûr, c’est que les bébés ne peuvent absolument pas gérer leur stress. Ils ne peuvent pas se défaire de leur propre cortisol, comme nous les adultes. Pour eux, c’est leur survie qui est en jeu ! S’il pleure, ce n’est jamais pour rien. Ce n’est jamais bon. Pourquoi refuser le réconfort de nos bras, de notre corps ? Pourquoi avoir si peur de son propre enfant ?

Carlos Gonzalez, pédiatre espagnol, dans son très bon livre « Besame mucho » (Embrasse-moi beaucoup, qui vient de sortir en France sous le titre de « Serre-moi fort ») ironise très bien la réalité : « Depuis des siècles, médecins, éducateurs et parents ont souvent, consciemment ou non, une vision très négative de l’enfant. Car nos enfants sont, semble-t-il, nos ennemis. Ils s’opposent à nous sans raison, multiplient les caprices, cherchent à n’en faire qu’à leur tête, à nous dominer, à nous écraser. Il convient donc d’extirper le mal à la racine (…) faute de quoi ces tyrans en herbe deviendront incontrôlables ! »

Ce bébé agit, lui, par instinct et quand il se sent en détresse physiologique ou émotionnelle, il pleure. Le jour, la nuit, même quand il est propre, même quand il a mangé. Le laisser pleurer, en se disant qu’il n’a pas de raison de pleurer car chacun de ses besoins sont satisfaits c’est encore très prétentieux. C’est surtout minimiser son importance et croire qu’il a juste besoin de dormir, de manger et d’être propre. L’amour, on verra après. Quand on aura le temps.

 L’AAIMH (Association Australienne pour la Santé Mentale Infantile) assure que ces pratiques ne correspondent pas aux besoins émotion­nels et psychologiques des jeunes enfants, et qu’elles peuvent avoir des conséquences négatives à long terme sur leur santé psychologique. Ce qu’il se passe les premières années dans la vie d’un bébé, laisse une marque pour toujours. « Les parents doivent savoir qu’en laissant pleurer leurs enfants sans leur accorder d’attention, ils peuvent provoquer chez lui des dommages à long terme. Le système nerveux de l’enfant deviendra anormalement sensible aux traumatismes et aura pour principal résultat de fabriquer des adultes stressés et anxieux. (Havard University).

Dans son ouvrage, « Un enfant heureux », le professeur Margot Sunderland qui travaille au Centre for Child Mental Health de Londres, s’appuie sur TOUTES les recherches récentes en matière de développement cérébral et sur TOUTES les observations que permettent les techniques d’imageries médicale, pour montrer « qu’élever un enfant en ignorant ses pleurs, même de temps en temps, à des conséquences visibles sur son cerveau, entrainant de graves déséquilibres chimiques générateurs de problèmes psychiques»

On ne connait pas toujours la raison de ces pleurs. Comme nous, le bébé à un panel d’émotions et de besoins divers et variés. Une chose est sure, il ne cherche pas à prendre le pouvoir sur nous, il ne cherche pas à gagner je ne sais quelle bataille et il ne s’agit pas de caprices. - « Ne cède pas, c’est un caprice » La première question que je me suis posé face à l’argument sans faille « c’est un caprice. » c’est : « à quel âge le bébé, le jeune enfant est-il capable de faire un caprice ? » J’ai entendu des phrases ahurissantes : « Si ton bébé veut être tes bras, c’est par caprice », « Si ton bébé pleure, c’est par caprice », « S’il refuse la poussette, c’est par caprice »

Qu’est-ce qu’un caprice ? Volonté soudaine, irréfléchie et changeante / Désir, volonté subite, irréfléchie et passagère. C’est donc un besoin immédiat de quelque chose, de quelqu’un. Un besoin. Un besoin intense d’être pris aux bras, un besoin extrême d’amour, un besoin désespéré de sortir de cette poussette. Pourquoi mettre en doute la légitimité de ces besoins ?

Le bébé, jusqu’à ses 18 mois minimum, n’est pas capable de « caprice », au sens péjoratif du terme. La peur du « caprice » c’est encore une fois la peur d’être dominé par son enfant. La peur de ne pas réussir, plus tard, à lui expliquer ou à lui refuser quelque chose. Il est temps de se faire confiance et de LUI faire confiance.

Et si, finalement, il ne s’agissait que d’Amour ? - « Ne la prend pas aux bras, tu vas lui donner de mauvaises habitudes » « Habitude ». Ce mot, c’est LA bête noire. Tout doit être mis en œuvre pour que l’enfant ne s’habitue pas. Attention ! : « S’il s’habitue, c’est fichu. » Pardon mais...s’habituer à quoi exactement ? A nos bras, à notre amour ? Pourtant, il n’y a pas de plus belle "habitude" que celle d'aimer. Le besoin d’être porté est aussi fort que le besoin de manger, parfois même plus fort.

Colette Clark au début de son ouvrage « Le livre de l'allaitement maternel » écrit : « le nouveau-né n'a que trois besoins essentiels : la chaleur des bras de sa mère, la certitude de sa présence et le lait de ses seins ». Nos bras, c’est vital pour lui. « Les bébés humains naissent prématurés d’environ 12 mois. Cette immaturité explique le GRAND besoin de contact physique qu’ont les petits d’homme, de jour comme de nuit. »

Il y a un dicton qui pourrait tout résumer : « 9 mois dans le ventre, 9 mois sur le ventre ». « Le portage, par les mouvements du porteur et les bruits de son cœur, stimule le système nerveux immature du bébé, et notamment son système vestibulaire (le système sensoriel principal de la perception du mouvement et de l'orientation par rapport à la verticale, donc à la base du sens de l'équilibre) et aide les bébés à mieux respirer, à mieux grandir, régule leur physiologie et améliore leur développement moteur. Le bébé encore incapable de se déplacer accumule l’énergie sans pouvoir la décharger autrement que par des pleurs, alors que s’il est porté par une personne active, les tensions musculaires des deux, porteur et porté, sont évacués par le mouvement » (Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Porter bébé & Ne pleure plus, bébé).

Blaise Pierrehumbert, dans son ouvrage « Le premier lien » explique que « ce n’est que quand ses besoins de proximité sont satisfaits qu’un individu peut s’éloigner de sa figure d’attachement pour explorer le monde extérieur ».

Varenka Marc assure que « le Holding nous permet, en ne séparant pas trop tôt notre bébé de notre corps, de l’aider à atteindre sans heurts les phases de différenciation (jusqu’à 4 mois, le bébé est dans une unité duelle avec sa mère. Ils constituent un système omnipotent. La mère maintient l’équilibre homéostatique de l’enfant immature, sujet à des détresses somatiques génératrices d’angoisse). C’est à cette condition qu’il accède naturellement à la séparation. C’est ainsi, paradoxalement, que notre bébé deviendra libre » et autonome.

 Il FAUT prendre son bébé aux bras, le porter, même quand il ne pleure pas. Surtout quand il ne pleure pas. Lui refuser nos bras, sous le prétexte fumeux de l’apprentissage de l’indépendance ou de la peur d’en faire un capricieux, c’est comme lui interdire de manger lorsqu’il a faim.


Le psychanalyste suisse Franz Renggli sépare les mammifères en 3 formes de développement de la relation mère-enfant : « les nidifuges, où le petit se déplace dès la naissance et suit sa mère ; les nidicoles où les petits restent dans un nid ; et enfin les primates, pour lesquels le nid est le corps de la mère qui le porte de manière ininterrompue pendant toute la 1ere période de sa vie ». Nous sommes des primates, le réflexe de Grasping (réflexe de préhension) qui est toujours présent chez nos bébé jusqu’à ses 6 mois, en est la preuve ! « Les experts s'accordent presque tous pour dire que ce réflexe représente un vestige de notre lointain passé » quand nous nous agrippions à la fourrure de notre mère. « Tout se passe comme si, en Occident, l’Homme s’était transformé en nidicole, mettant ses petits dans des nids plus ou moins douillets. Le problème, c’est que les besoins des bébés, eux, n’ont pas changé. Et que le berceau dont ils ont besoin, c’est le berceau qui marche, constitué par le corps de leur mère. » (Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Porter bébé.)

Au début, je voyais l’écharpe comme la solution de la dernière chance. Trop conditionnée par les menaces « d’enfant capricieux », de « mauvaises habitudes », « d’éducation foirée », je m’acharnais à essayer de la poser dans son transat, qu’elle refusait bien évidement. Dès qu’elle pleurait, je la serrais contre moi. Puis je tentais, de nouveau, de la poser. En vain. Je la mettais dans l’écharpe et elle se calmait instantanément. Je le vivais comme un échec ! J'avais du mal faire à un moment. Pourquoi ma fille ne voulait pas rester seule ? Pourquoi voulait-elle absolument être dans mes bras ? Parce que c'est un bébé. Parce que c'est normal. Il m’a fallu lire de vraies recherches, voir les bons reportages pour m’en convaincre. C’est une évidence maintenant. Lou est dans l’écharpe, une grosse partie de la journée. Elle me regarde vivre ma vie d’adulte. Je ne suis pas centrée sur elle constamment. Elle est spectatrice et elle adore ça. Il est très rare qu’elle pleure la journée (ni la nuit d’ailleurs). Grâce à notre proximité, elle peut communiquer avec moi autrement que par le pleur ou le cri. Il a été plus facile pour moi de repérer ses phases d’éveil, les signes de faim ou de fatigue.

Le portage, car il apporte au bébé tout le réconfort et la sécurité dont il a besoin absolument, l’aide aussi à l’endormir. Ma fille s’endort tous les soirs, entre 20h et 21h, sans jamais pleurer, toujours sereine et calme. Une chanson ou deux, une tétée et quelques caresses la font sombrer tout de suite. Elle est heureuse et ses nombreux sourires en sont la preuve !


UN PEU DE LECTURE :

* "Porter bébé" / "Ne pleure plus, bébé !" / "Partager le sommeil de son enfant" de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau

* "Attachement et perte" (volume 1, 2 et 3) de John Bowlby

* "Serre-moi fort" de Cesar Gonzalez

* "Un enfant heureux" de Margot Sunderland

* "Papa, maman, écoutez-moi vraiment" de Jacques Salomé "

* Le premier lien. Théorie de l'attachement" de Blaise Pierrehumbert

* "Au coeur des émotions de l'enfant" d'Isabelle Filliozat

* "Elever son enfant autrement : ressources pour un nouveau maternage" de Catherine Dumonteil-Kremer

* "L'art de l'allaitement maternel" de La Leche League

vendredi 25 octobre 2013

12 obstacles à la communication


LES 12 OBSTACLES A LA COMMUNICATION

PARENTS EFFICACES - THOMAS GORDON



Dans la relation, il y a des comportements qui sont utilisés et qui nuisent à la communication.

Lorsque les enfants vivent un problème, les parents sautent souvent sur l'occasion pour leur prodiguer leurs " bons conseils ", leur enseigner d'après leur " expérience " ou les questionner plus longuement pour connaître tous les " détails ".

Ces attitudes créent parfois plus de problèmes qu'elles n'en règlent et risquent de couper la communication entre l'enfant et ses parents.

Voici les 12 moyens les plus souvent employés pour tenter d'aider un enfant à résoudre son problème. La plupart du temps, ils n'atteignent pas leur but et se transforment en obstacles à la communication.

Il est important de noter que ces douze réponses typiques constituent des obstacles seulement lorsque le comportement de l'enfant se situe dans la zone de problème.

Souvent, lorsqu'un comportement ne cause aucun problème, certains de ces messages peuvent être efficaces et utiles (ex. : poser des questions, blaguer, discuter). Cependant, il ne nous semble jamais approprié ni utile de ridiculiser quelqu'un ou de le dévaloriser.


1 - Donner des ordres, commander, diriger
 Ex :      La personne dit aux autres quoi faire, elle impose son idée en étant convaincue que c’est la chose à faire." Tu dois "… " Fais cela "….Tu feras ceci "…

o   Suscite la résistance, le comportement contraire, l'opposition active.
o   Incite à une épreuve de force
o   Invite à la révolte, à la vengeance.
o   Communique de l’inacceptation et une faible évaluation de l’enfant.
o   Enlève la responsabilité de l’enfant.

2 - Avertir, menacer, faire du chantage
 Ex :      La personne utilise cet obstacle dans le but de contrôler l’autre. " Sinon, tu… " " Tu ferais mieux de …"
o   Communique de l’inacceptation
o   Peut susciter la crainte, la soumission
o   Invite à vérifier les conséquences annoncées
o   Peut faire naître la rancœur, la colère, la révolte.

3 - Moraliser, prêcher
  Ex :      La personne utilise cet obstacle pour amener l’autre à changer par des explications sans fin." Tu devrais, … " " C'est ta faute… ", " Tu aurais dû… "
o   Fait naître des sentiments de culpabilité ou d’obligation
o   Peut inciter l’enfant à s’ancrer davantage dans sa position, à se défendre et se justifier.
o   Mène au repli, à la révolte, ou à la contre-mobilisation.


4 - Conseiller, donner des solutions

  Ex :      La personne a de la difficulté à prendre le temps d’écouter l’autre, suite à un malaise intérieur (impuissance, colère, peur, inquiétude…), elle va conseiller et donner ses solutions à l’autre." A ta place, je … ", " Essaie donc de … ", " Je te conseille de … "

o   Sous-entend que l’enfant est incapable de résoudre lui-même ses problèmes
o   Empêche l’enfant de réfléchir à son problème, d’envisager des solutions et de les essayer
o   Peut amener la dépendance ou la résistance

5 - Argumenter, persuader par la logique
 Ex :      Par l’argumentation et la logique, la personne tente de convaincre l’autre que c’est elle qui a raison." Voici pourquoi tu as tort… " " Oui, mais… " Les faits prouvent que … "

o   Provoque une réaction défensive et une contre argumentation
o   Amène souvent l’enfant à se fermer et à devenir moins réceptif.
o   Peut amener l’enfant à se sentir inférieur et incapable

6 - Juger, critiquer, blâmer

  Ex :      La personne reprend, critique, blâme l’autre personne, car pense qu’elle ne fait pas la bonne chose, qu’elle se trompe ou qu’elle n’est pas correcte." Tu ne raisonnes pas avec tout ton bon sens… " " Tu es paresseux… "

o   Sous-entend que l’enfant est incapable, stupide, sans jugement.
o   Coupe la communication, car l’enfant n’ose plus parler de peur d’être mal jugé ou rabroué
o   l’enfant accepte souvent le jugement du parent comme une vérité (« je suis méchant ») ou il contre-attaque.

7 - Complimenter, approuver

 Ex :      La personne utilise la flatterie pour obtenir quelque chose de l’autre ou elle est trop mal à l’aise pour mettre ses limites par peur de déplaire." Oui ! Là tu fais bien ! " " Tu as bien raison, ce professeur semble terrible "

o   Indique des exigences parentales très fortes et une évaluation possible de l’enfant dans l’avenir.
o   Peut être perçu comme du paternalisme ou comme une façon détournée d’obtenir un comportement précis.
o   Peut faire naitre de l’anxiété lorsque l’image que l’enfant a de lui-même ne correspond pas aux compliments du parent.

8 - Humilier, ridiculiser

 Ex :      La personne dit des remarques négatives ouet des noms blessants à l’autre personne étant seul ou devant d’autres personnes dans le but de faire une blague, de l’attaquer ou de se venger." Bébé… " " Ça va, fin finaud… "

o   Peut amener l’enfant à se sentir dévalorisé, pas aimé.
o   Peut détruire l’estime que l’enfant à de lui-même
o   Provoque souvent des ripostes verbales.

9 - Psychanalyser, diagnostiquer

 Ex :      La personne analyse l’autre, elle interprète ses gestes ou ses paroles et elle est convaincue que sa vision est la bonne." Ton problème à toi c'est… ", " tu es simplement fatigué ", " tu ne voulais pas vraiment dire cela "

o   Ces réponses sont parfois menaçantes et frustrantes
o   L’enfant peut se sentir coincé, mis à nu ou pas cru.

10 - Rassurer, consoler

 Ex :      La personne va tenter d’enlever rapidement l’émotion désagréable (culpabilité, la peine, la peur …) de l’autre personne en la rassurant ou en la consolant." Ne t'inquiète pas ", " Ça ira mieux ", " Allons, courage "

o   L’enfant se sent incompris
o   Suscite de forts sentiments d’hostilité « c’est facile à dire pour toi ! »
o   L’enfant comprend souvent le sens du message du parent comme « ce n’est pas bien de ressentir cela ».

11 - Enquêter, questionner

 Ex :      La personne va poser plusieurs questions sans rapport avec la situation. " Pourquoi… ? ", " Qui… ? ", " Qu'as-tu… ? ", " Comment… ? ".

o   Pour éviter de recevoir des critiques ou des solutions, les enfants apprennent souvent à répondre à ces questions par des réponses évasives, des demi-vérités, des mensonges ou des banalités.
o   L’enfant devient parfois anxieux ou craintif parce qu’il ne sait pas où le parent veut en venir.

12 - Dévier, blaguer, esquiver
 Ex :      La personne fait des blagues ou commentaires dans le but de distraire ou d’esquiver un problème car elle ressent un malaise émotionnel ou n’a pas envie de parler de ce sujet-là.

" Parlons de choses plus agréables… ", " Ça irait tellement mieux si tu devenais chef du pays ! ", Garder le silence ou tourner le dos à la conversation.

o   Sous-entend qu’il vaut mieux éviter les difficultés au lieu d’y faire face
o   Laisse croire que les problèmes de l’enfant sont banals, insignifiants ou sans importance
o   Empêche l’enfant de s’ouvrir au moment où il éprouve une difficulté