Quand votre enfant s’ennuie ferme. Il tourne en rond en se lamentant : « chais pas quoi faire, qu’est-ce que je peux faire ? »…
Il est important de laisser aux enfants le temps de rêver et donc d’éviter de surcharger leur programme en permanence, cependant vous pouvez toutefois leur concocter un bocal ou une boîte à activités surprises pour lutter contre l’ennui.
Le principe est simple, vous préparez une liste d’activités que vous imprimez et découpez.
Vous glissez ces petits papiers dans une boite ou un bocal. Quand votre enfant s’ennuie, vous lui proposez de tirer un petit papier. Il faut qu’il joue le jeu et qu’il s’engage à tester l’activité, même si elle ne le tentait pas au départ. Je vous conseille d’imprimer les différentes activités sur des pages de couleurs différentes, ce qui permettra à votre enfant, avec l’expérience, de choisir le type d’activité qu’il est prêt à faire !
Quelques idées de thème :
Thème : Jeux : Organise une course d’obstacle, Fais une réussite, Joue aux cartes, Joue à un jeu de société, Construis une tour qui te dépasse,
Invente une machine extraordinaire avec tes légos,
Fais un tapis avec tous tes puzzles, Écoute de la musique,
Lis un livre ou une BD,
Regarde un album photo,
Fais un Mandala,
Fais un câlin à ton papa ou ta maman,
Appelle quelqu’un que tu aimes bien (tes grands-parents, ton cousin, un(e) ami…), Imagine quel métier tu voudrais faire demain et décris pourquoi il te plairait,
Décris ton papi, ta mamie, ton papa ou ta maman,
Imagine que tu vas faire un voyage dans l’espace…
Thème : Activités Manuelles : Fais une mise en scène pour prendre des photos (d’objets ou de personnes),
Fais ton autoportrait ou le portrait de quelqu’un que tu aimes,
Dessine ta maison,
Dessine un lieu que tu rêves de visiter,
Dessine une planète lointaine,
Dessine un personnage imaginaire,
Dessine un monstre,
Fais un coloriage,
Fais une peinture,
Sors la pâte à modeler ou fais de la pâte à sel,
Fais une nature morte,
Rédige et illustre un livre,
Bricole des bateaux en papier ou des bateaux avec des bouchons ...
Thème : Spectacle : Prépare
un spectacle de marionnettes,
Prépare une représentation de poésies ou de comptines,
Prépare une pièce de théâtre,
Prépare des gags,
Prépare un spectacle de cirque,
Prépare un spectacle de danse ou de gymnastique…
Fais un masque,
Danse ou prépare une chorégraphie,
Déguise-toi,
Maquille-toi,
Entraine-toi aux tours de magie...
Thème : Activité Cuisine : Prépare un gateau, des cookies, des crepes, des croques monsieur, ...
Thème : Activité plein air : Aide dans le jardin,
Joue avec des bulles, Joue avec de l’eau,
Fais un tour de vélo,
Va faire une balade,
Cueille un bouquet de fleur,
Recueille des trésors pour créer un herbier,
Ramasse des cailloux ou des branches pour décorer ta chambre ...
Thème : Taches Domestiques : Passe l’aspirateur dans ta chambre, Trie tes jouets, Trie tes feutres ou tes crayons, Trie tes vêtements, Range ta chambre, Fais tes devoirs de vacances...
Liens vers des sites :
petitestetes.com
momes.net
lesmareesdhelene.canalblog.com
mylittlekids.fr
Ce blog me permet de regrouper et de partager toutes mes lectures. Elle proviennent de différents sites internet, de facebook, ou de journaux, livres ...
Je cite toujours mes sources donc n'hésitez pas à aller voir la version originale !
Je cite toujours mes sources donc n'hésitez pas à aller voir la version originale !
dimanche 13 avril 2014
vendredi 11 avril 2014
La méthode Gordon
Le psychologue américain Thomas Gordon (1918-2002), élève de Carl Rogers, constata que les familles qui venaient le consulter souffraient plus de problèmes de communication que de pathologies véritables. En outre, il observa que le rapport de force entre parents et enfants était à l’origine de bon nombre de leurs conflits. Il s’appuya alors sur les savoir-faire qu’il utilisait en consultation pour développer une méthode destinée à aider les parents à sortir du rapport de force pour résoudre leurs conflits dans le respect des besoins de chacun (parents ET enfants).
La méthode Gordon nous apprend les règles de la communication pour résoudre les différends sans perdant, en proposant des outils de communication concrets :
- l’écoute active,
- le « message-je »,
- la résolution de conflit sans perdant.
Le curseur de notre zone d'acceptation peut varier en fonction de 3 facteurs :
- Moi (Mon humeur : fatiguée, détendue, contrariée, soucieux, joyeux, plein d'énergie...)
- L'enfant (en fonction des enfants, de leurs caractères, de son humeur …)
- L'environnement (on accepte certains comportement dehors, mais pas à l'intérieur ...)
Écoute Active
L'écoute active consiste à écouter l'enfant avec attention, en accueillant vraiment ce qu'il dit, mais aussi ce qu'il ressent. Et cela sans chercher immédiatement à donner une solution.
Lorsque l'enfant vit un problème (il est triste à cause de ses copains, inquiet pour un contrôle à venir...), c'est le moment de se mettre en Ecoute Active.
La réponse du parent est simplement un reflet du message de l'enfant. Le parent reformule ce qu'il entend, ou ce que l'enfant ressent, montrant activement qu'il se met à l'écoute de ce que vit son enfant. L'Ecoute Active nous permet de développer notre capacité à aider notre enfant et à le conduire vers l'autonomie.
Message "Je"
Le Message-Je permet de dire à l'enfant ce que l'on vit comme inacceptable, sans le blâmer. Il permet aux parents d'affirmer leurs besoins en responsabilisant l'enfant, et en lui donnant envie de collaborer. Emettre un Message-Je demande en premier lieu aux parents d'identifier ce qu'ils ressentent face au comportement de leur enfant. Quand on est irrité, inquiet ou en colère, communiquer avec un Message-Je est souvent efficace. On parle alors de soi, sans poser de jugement sur l'enfant. Cela permet d'être véritablement entendu !
Résolution de conflit
Les 6 étapes de résolution de problème de la méthode sans-perdant :
- Définir le problème en terme de besoin (message "je" + écoute active)
- Envisager et énumérer des solutions possibles (laisser l'enfant proposer en premier DES solutions)
- Evaluer les solutions possibles
- Choisir la meilleure solution - mutuellement acceptable
- Appliquer la décision
- Évaluer les résultats ultérieurs
Le mot clé c'est la coopération !
Liens vers les sites pour aller plus loin :
ateliergordon.com
delphinebardon.com
les-supers-parents.com
lesvendredisintellos.com
mardi 18 mars 2014
Le conte chaud et doux des chaudoudoux
Dans "le conte chaud et doux des chaudoudoux", l'auteur Claude Steiner valorise les échanges, les dons de chaudoudoux.
Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux.
Ils s’appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d’amis.
Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là.
Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu’une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu’un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.
Ceux qui n’en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même en mouraient.
En ce temps-là, c’était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu’un en avait envie, il s’approchait de toi et te demandait : ” Je voudrais un chaudoudoux “. Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudoux de la taille d’une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s’épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux.
Tu le posais alors sur l’épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.
Les gens n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l’on en voulait.
Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux. Je dis « presque », car quelqu’un n’était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux.
C’était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n’achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu’il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.
Un beau matin, Belzépha s’approcha de Timothée et lui parla à l’oreille tandis qu’il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement.
Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais, si elle continue comme cela, il n’en restera plus pour toi ». Timothée s’étonna : « Tu veux dire qu’il n’y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l’on en voudra un ? » « Absolument, répondit Belzépha. Quand il n’y en a plus, c’est fini ». Et elle s’envola en ricanant sur son balai.
Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d’un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui, il avait peur qu’il ne lui en reste plus.
Et si la sorcière avait raison ?
Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l’idée qu’il pourrait en manquer l’inquiétait profondément, et le mettait même en colère.
Il se mit à la surveiller pour ne pas qu’elle gaspille les chaudoudoux et en distribue trop aux enfants ou à n’importe qui.
Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui.
Comme Marguerite l’aimait beaucoup, elle cessa d’offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul.
Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n’était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu’ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s’en plaignaient. Ils étaient inquiets à l’idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.
La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait !
Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu’ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares.
Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.
Les gens s’arrêtèrent de sourire, d’être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n’avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.
Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac des chaudoudoux, sauf qu’il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c’était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu’un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d’épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».
Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu’elles allaient s’offrir des chaudoudoux, mais l’une changeait soudain d’avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l’air que l’on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n’importe quoi pour en obtenir.
Avant l’arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l’un pour l’autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupable, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.
Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.
Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s’attendaient à ressentir une douce chaleur et s’en réjouissaient à l’avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s’être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n’y comprenait rien !
Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste ! Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzépha leur avait fait croire qu’un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.
Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d’en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu’on lui en demande. Les gens l’appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu’elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d’en manquer.
Les enfants l’aimaient beaucoup parce qu’ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux.
Malgré cette loi, beaucoup d’enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu’ils en avaient envie et qu’on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup d’enfants, beaucoup d’enfants, presque autant que les grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir.
Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l’insouciance des enfants ?
Vont-elles se décider à suivre l’exemple de la jeune femme et les enfants et prendre le risque en supposant qu’il y aura toujours autant de chaudoudoux que l’on voudra ?
Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu’on les donnait sans compter ?
Claude Steiner
Lien vers l'article : http://www.kinesiologie-marseille.com/le-conte-chaud-et-doux-des-chaudoudous
Claude Steiner citait ce conte dans le cadre de ses activités de consultant en entreprise, afin d’éveiller à l’aide d’une métaphore toute l’importance du concept d’Eric Berne sur les strokes.
Un "stroke" est signe de reconnaissance. Eric Berne le définit comme « tout acte impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui ».
Le signe de reconnaissance est un message que j’envoie à l’autre qui lui signifie que pour moi il existe, que je sais qu’il est présent. Il peut être verbal ou non verbal, positif ou négatif, conditionnel ou inconditionnel …
Par exemple : Les compliments descriptifs, rentrent dans la catégorie des strokes positifs.
C’est un compliment qui parle de ce que la personne a fait, des comportements que vous avez observés, un compliment qui parle aussi de l’effet produit par ces comportements sur vous.
Pour ceux qui connaissent la communication non violente, Thomas Gordon parle de message-je d’appréciation.
Sentez-vous la différence entre : « Tu as bien travaillé sur ce rapport » et « le rapport que tu m’as préparé m’a vraiment aidé à présenter le dossier au comité de pilotage : j’y ai retrouvé très facilement les projections annuelles, les chiffres présentés sous forme de graphiques très clairs pour moi. Merci beaucoup. »
Pour celui qui complimente, le compliment descriptif est un peu moins facile car il demande plus d’attention à ce qui est vraiment important pour nous, à ce qui nous semble être la compétence à valoriser. Mais les quelques secondes prises pour être attentif et bien reconnaitre ce qui nous touche sont à mon avis inestimables en termes de qualité de la relation qu’elles créent.
La personne complimentée sent en effet que vous avez été VRAIMENT attentif et que vous n’avez pas complimenté comme « vite fait sur le gaz », juste parce qu’il le fallait bien.
Également écouter, fixer son attention sur ce que dit l’autre, reformuler, clarifier, essayer de comprendre son point de vue et ses sentiments sans porter de jugements (l'écoute active) constitue une des plus importantes occasions de donner ou recevoir des strokes positifs.
Puisque le besoin de recevoir des strokes est si fondamental chez l’humain, nous sommes prêts, très souvent à travailler dur pour nous en procurer.
A défaut de strokes positifs, (ceux qui réconfortent celui qui les reçoit), les gens chercheront à s’en procurer des négatifs (ceux qui blessent celui qui les reçoit) plutôt que de subir l’indifférence.
Recevoir des strokes c’est :
" Les signes de reconnaissance physiques correspondent à n’importe quelle forme de toucher : les câlins, les baisers, les caresses, les massages, se tenir par la main ou serrer dans ses bras.
Les signes de reconnaissance verbaux sont des déclarations portant sur un trait d’une personne. Ce peut être son apparence, ses vêtements, son intelligence, sa générosité, sa créativité, l’expression de ses sentiments ou émotions, sa bonté, son intégrité, sa dignité, son honnêteté, son esprit joueur, sa sagesse, son élégance, son tact, ou tout autre attribut pas nécessairement évident ni prévisible."
Le conte chaud et doux des chaudoudoux
Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux.
Ils s’appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d’amis.
Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là.
Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu’une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu’un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.
Ceux qui n’en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même en mouraient.
En ce temps-là, c’était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu’un en avait envie, il s’approchait de toi et te demandait : ” Je voudrais un chaudoudoux “. Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudoux de la taille d’une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s’épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux.
Tu le posais alors sur l’épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.
Les gens n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l’on en voulait.
Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux. Je dis « presque », car quelqu’un n’était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux.
C’était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n’achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu’il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.
Un beau matin, Belzépha s’approcha de Timothée et lui parla à l’oreille tandis qu’il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement.
Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais, si elle continue comme cela, il n’en restera plus pour toi ». Timothée s’étonna : « Tu veux dire qu’il n’y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l’on en voudra un ? » « Absolument, répondit Belzépha. Quand il n’y en a plus, c’est fini ». Et elle s’envola en ricanant sur son balai.
Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d’un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui, il avait peur qu’il ne lui en reste plus.
Et si la sorcière avait raison ?
Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l’idée qu’il pourrait en manquer l’inquiétait profondément, et le mettait même en colère.
Il se mit à la surveiller pour ne pas qu’elle gaspille les chaudoudoux et en distribue trop aux enfants ou à n’importe qui.
Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui.
Comme Marguerite l’aimait beaucoup, elle cessa d’offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul.
Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n’était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu’ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s’en plaignaient. Ils étaient inquiets à l’idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.
La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait !
Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu’ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares.
Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.
Les gens s’arrêtèrent de sourire, d’être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n’avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.
Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac des chaudoudoux, sauf qu’il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c’était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu’un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d’épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».
Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu’elles allaient s’offrir des chaudoudoux, mais l’une changeait soudain d’avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l’air que l’on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n’importe quoi pour en obtenir.
Avant l’arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l’un pour l’autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupable, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.
Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.
Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s’attendaient à ressentir une douce chaleur et s’en réjouissaient à l’avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s’être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n’y comprenait rien !
Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste ! Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzépha leur avait fait croire qu’un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.
Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d’en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu’on lui en demande. Les gens l’appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu’elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d’en manquer.
Les enfants l’aimaient beaucoup parce qu’ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux.
Malgré cette loi, beaucoup d’enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu’ils en avaient envie et qu’on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup d’enfants, beaucoup d’enfants, presque autant que les grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir.
Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l’insouciance des enfants ?
Vont-elles se décider à suivre l’exemple de la jeune femme et les enfants et prendre le risque en supposant qu’il y aura toujours autant de chaudoudoux que l’on voudra ?
Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu’on les donnait sans compter ?
Claude Steiner
Lien vers l'article : http://www.kinesiologie-marseille.com/le-conte-chaud-et-doux-des-chaudoudous
Pour en savoir plus …
Claude Steiner citait ce conte dans le cadre de ses activités de consultant en entreprise, afin d’éveiller à l’aide d’une métaphore toute l’importance du concept d’Eric Berne sur les strokes.
Un "stroke" est signe de reconnaissance. Eric Berne le définit comme « tout acte impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui ».
Le signe de reconnaissance est un message que j’envoie à l’autre qui lui signifie que pour moi il existe, que je sais qu’il est présent. Il peut être verbal ou non verbal, positif ou négatif, conditionnel ou inconditionnel …
Par exemple : Les compliments descriptifs, rentrent dans la catégorie des strokes positifs.
C’est un compliment qui parle de ce que la personne a fait, des comportements que vous avez observés, un compliment qui parle aussi de l’effet produit par ces comportements sur vous.
Pour ceux qui connaissent la communication non violente, Thomas Gordon parle de message-je d’appréciation.
Sentez-vous la différence entre : « Tu as bien travaillé sur ce rapport » et « le rapport que tu m’as préparé m’a vraiment aidé à présenter le dossier au comité de pilotage : j’y ai retrouvé très facilement les projections annuelles, les chiffres présentés sous forme de graphiques très clairs pour moi. Merci beaucoup. »
Pour celui qui complimente, le compliment descriptif est un peu moins facile car il demande plus d’attention à ce qui est vraiment important pour nous, à ce qui nous semble être la compétence à valoriser. Mais les quelques secondes prises pour être attentif et bien reconnaitre ce qui nous touche sont à mon avis inestimables en termes de qualité de la relation qu’elles créent.
La personne complimentée sent en effet que vous avez été VRAIMENT attentif et que vous n’avez pas complimenté comme « vite fait sur le gaz », juste parce qu’il le fallait bien.
Également écouter, fixer son attention sur ce que dit l’autre, reformuler, clarifier, essayer de comprendre son point de vue et ses sentiments sans porter de jugements (l'écoute active) constitue une des plus importantes occasions de donner ou recevoir des strokes positifs.
Puisque le besoin de recevoir des strokes est si fondamental chez l’humain, nous sommes prêts, très souvent à travailler dur pour nous en procurer.
A défaut de strokes positifs, (ceux qui réconfortent celui qui les reçoit), les gens chercheront à s’en procurer des négatifs (ceux qui blessent celui qui les reçoit) plutôt que de subir l’indifférence.
Recevoir des strokes c’est :
- Avoir la sensation de vivre, d’exister, d’être reconnu.
- Sentir que je suis aimé ou non, que je suis OK ou non.
- Acquérir ou non de l’estime pour moi-même.
- Prendre conscience de ma valeur personnelle, de mes capacités, de mes forces.
" Les signes de reconnaissance physiques correspondent à n’importe quelle forme de toucher : les câlins, les baisers, les caresses, les massages, se tenir par la main ou serrer dans ses bras.
Les signes de reconnaissance verbaux sont des déclarations portant sur un trait d’une personne. Ce peut être son apparence, ses vêtements, son intelligence, sa générosité, sa créativité, l’expression de ses sentiments ou émotions, sa bonté, son intégrité, sa dignité, son honnêteté, son esprit joueur, sa sagesse, son élégance, son tact, ou tout autre attribut pas nécessairement évident ni prévisible."
Libellés :
Communication,
Développement Personnel,
Emotions,
Livres
vendredi 21 février 2014
100 activités apaisantes pour les enfants de 3 à 10 ans
Une petite boite pleine d'idée d'activités apaisantes à emporter partout ! présenter par le blog "Zen et Organisée".
Organisé en 4 thématiques :
Chaque fiche est ingénieusement conçue en deux parties :
Je suis pressée de le recevoir pour vous en dire plus !!! (environ 12,50€)

Organisé en 4 thématiques :
- Détente
- Concentration
- Emotions
- Créativité
Chaque fiche est ingénieusement conçue en deux parties :
- côté face pour les parents (description et bienfaits de l’activité…) ;
- côté pile pour l’enfant (étapes de l’activité dans un langage simple, avec matériel, astuces et variantes).
Je suis pressée de le recevoir pour vous en dire plus !!! (environ 12,50€)

vendredi 14 février 2014
Les Mandalas
Qu'est ce que le Mandala ?
Mandala, terme sanskrit qui signifie « centre » ou « circonférence », c'est une représentation artistique et spirituelle organisée autour d'un centre. Il tire son origine des traditions religieuses hindouistes et bouddhistes. Le mandala est un art millénaire qui permet par le moyen d’un support graphique d’atteindre la méditation et la concentration puis d’exprimer sa propre nature et sa créativité.
Ce sont des dessins qui permettent de se relaxer, de se calmer et se recentrer par la mise en couleur de dessins centrés. Les Mandalas sont des dessins très reposants, que les enfants adorent (mais les adultes également !) car ils se concentrent rapidement et obtiennent de très beaux coloriages.
Le Mandala un « outil » dont l’objectif est de calmer, détendre et recentrer.
Liens :
Bailey Cunningham, la papesse du mandala : http://www.mandalaproject.org et auteur de "Mandala, voyage vers le centre", un livre magnifique sur le sujet.
Lien : vers les consignes de coloriage
Liens Pinterest.com/carolbubenik/mandala/
Site : mandalaaimprimer
Site : hugolescargot
Site : jedessine
Site : hermitage-atelier
Site : rickylasouris
Site : soutien67
Site : coloriez
Et plus de Mandala encore en cherchant dans Google ...
Mandalas à Imprimer :
Mandala, terme sanskrit qui signifie « centre » ou « circonférence », c'est une représentation artistique et spirituelle organisée autour d'un centre. Il tire son origine des traditions religieuses hindouistes et bouddhistes. Le mandala est un art millénaire qui permet par le moyen d’un support graphique d’atteindre la méditation et la concentration puis d’exprimer sa propre nature et sa créativité.
Ce sont des dessins qui permettent de se relaxer, de se calmer et se recentrer par la mise en couleur de dessins centrés. Les Mandalas sont des dessins très reposants, que les enfants adorent (mais les adultes également !) car ils se concentrent rapidement et obtiennent de très beaux coloriages.
Le Mandala un « outil » dont l’objectif est de calmer, détendre et recentrer.
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